En marche avec les internationalistes

En marche avec les internationalistes

Plus de 70 marcheurs de 15 nationalités différentes ont participé à la marche pour la liberté d’Abdullah Öcalan, fondateur du PKK  enfermé depuis 1999 dans les geôles de Turquie, et des prisonniers politiques, du Luxembourg à Strasbourg. A partir du 1er février 2017, pendant 10 jours, des jeunes, pour la plupart, internationalistes ont visité de nombreuses villes et villages. Ils ont ainsi pu informé la population sur les enjeux actuels au Moyen-Orient et l’importance de soutenir le peuple kurde et Abdullah Öcalan dans leur lutte contre l’oppression. Ces internationalistes d’origines politiques variées, communistes, socialistes, anarchistes, révolutionnaires, apoïstes ou simples amis du peuple kurde, ont voulu faire un acte de solidarité fort et symbolique. Cette marche a largement été encadrée par des kurdes venus des quatre coins du Kurdistan. Ils ont offert un accompagnement efficace.

La marche est partie de la cour de justice européenne du Luxembourg où s’est tenue une conférence de presse. Chaque délégation est intervenue pour envoyer un message de soutien au peuple kurde et à Abdullah Öcalan. 

La marche dans les rues de Luxembourg-ville. 

La région garde les traces d’une industrie florissante au cœur de la mégalopole européenne.

Les marcheurs ont traversé de nombreuses localités. Slogans, musique, banderoles et drapeaux ont permis d’interpeller les population des villes et villages traversés ! « Solution politique pour le Kurdistan »… »A bas, régime fasciste en Turquie » ou encore « Liberté pour Öcalan »

La marche a attiré l’attention des habitants, surpris.

Les marcheurs sont allés à leur rencontre pour expliquer les raisons de leur soutien au peuple kurde.

Des tracts ont été distribués aux habitants et dans les boîtes aux lettres.

Les marcheurs étaient organisés en commune. A la tombée de la nuit, ils rejoignaient des salles ou stades municipaux. Chaque commune se réunissait afin de faire le point sur la journée (critiques et autocritiques) dans le but d’améliorer le déroulement de la marche !

Le soir, après le dîner, des formations étaient organisées. Deimer Heider, traducteur des textes d’Abdullah Öcalan du turc vers l’allemand, fit une conférence sur le chapitre 1 du livre Manifeste pour une civilisation démocratique. Il est notamment revenu sur la critique d’Abdullah Öcalan du positivisme.

Des membres du groupe Initiative pour un confédéralisme démocratique ont participé à la marche les trois premiers jours et ont ainsi pu rencontrer et échanger avec des camarades d’autres pays.

Le projet politique du confédéralisme démocratique, actuellement appliqué au Rojava, attire la curiosité. Il reste néanmoins peu connu notamment en raison du peu de publications et traductions en français sur ce thème. C’est dans cette esprit que ce nouveau site a été créé. Il nous semble important d’apporter les thèses des révolutionnaires kurdes dans l’espace européen. L’approche universelle du confédéralisme démocratique et son adaptabilité en fait un sujet d’étude intéressant pour les révoltés de nos sociétés injustes.

Raphaël et Elodie

 

 

 

 

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